MOVERE Bouger avec sens

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La méthode

La méthode Movere

Un processus.

La plupart des programmes commencent par l'effort. On vous demande de faire plus, de tenir davantage, d'être plus régulier. Parfois cela fonctionne. Souvent, cela fonctionne un temps, puis quelque chose lâche : la motivation, une douleur, la fatigue, ou simplement la vie qui reprend le dessus.

Movere ne commence pas par l'effort. Elle commence par les conditions qui rendent l'effort utile.

Pourquoi cette méthode existe

J'ai passé neuf ans dans un environnement où l'on demande beaucoup au corps. J'ai vu ce qu'il donne quand on lui en demande bien, et ce qu'il refuse quand on lui en demande mal. J'ai ensuite passé plusieurs années à comprendre pourquoi, à l'université puis en laboratoire.

Movere est née de ce croisement. Elle organise en quatre étapes ce que j'observe systématiquement en séance : un corps ne progresse pas parce qu'on l'y oblige, il progresse quand il en a les moyens et qu'il s'y sent autorisé.

Les quatre étapes

01

Sécuriser

Un corps en état d'alerte n'apprend pas. Quand le système nerveux se protège, il verrouille, il économise, et tout ce qu'on lui propose de nouveau se perd. C'est pour cette raison que tant de programmes échouent : ils demandent à un corps de progresser alors qu'il est encore occupé à se défendre.

Ce travail ne passe pas par la volonté. On agit sur des réponses automatiques, involontaires, que vous ne pouvez pas décider de modifier : la respiration, le tonus, les réactions à la pression, à l'équilibre, à la nouveauté. Ce sont ces réponses qui déterminent ce que votre corps accepte d'encaisser.

On observe, on teste, on ajuste, et on élargit progressivement ce que vous pouvez tolérer sans que le système se remette en alerte.

Ce lien entre l'état du système nerveux et la disponibilité du corps est le sujet sur lequel j'ai mené mes travaux de recherche en master, au sein d'un laboratoire universitaire lyonnais. C'est aussi ce que j'observe en séance : un corps qui se sent en sécurité bouge autrement.

02

Réveiller

Trois plans de travail, complémentaires.

Les fascias, ces tissus qui enveloppent et relient l'ensemble du corps. Quand ils perdent en qualité de glissement, le mouvement devient coûteux, raide, moins fluide, souvent sans qu'aucune structure ne soit en cause.

La motricité primaire, les schémas fondamentaux construits dans la petite enfance : rouler, ramper, se relever, transférer son poids, coordonner haut et bas du corps. Ils restent la base de tout mouvement complexe, et ils s'effacent quand on ne les sollicite plus.

La motricité fine et la perception, la précision du geste, la qualité des appuis, la capacité à sentir où se trouve votre corps sans le regarder. C'est ce qui rend un mouvement juste plutôt que seulement possible.

On reconstruit ainsi le lien entre perception, intention et mouvement.

03

Libérer

On développe les qualités dont vous avez besoin pour votre objectif : force, endurance, mobilité, vitesse, puissance, équilibre, coordination, selon votre situation.

On expose progressivement le corps à la contrainte, dans des proportions qu'il peut absorber. En parallèle, on travaille la confiance, la capacité à rester à l'aise dans l'effort, et la sortie de l'évitement quand il y en a.

04

Intégrer

On transfère tout cela dans votre vie réelle : votre sport, votre travail, vos journées, vos gestes quotidiens, les situations où vous êtes sous pression.

L'objectif n'est pas que vous ayez besoin de moi indéfiniment, mais que vous sachiez ce dont votre corps a besoin et comment le lui donner.

Un double continuum

Les quatre étapes ne sont pas quatre blocs successifs que l'on coche l'un après l'autre. Elles fonctionnent à deux échelles en même temps.

Dans chaque séance

Une séance suit toujours le même mouvement. On commence par installer les conditions : où en êtes-vous aujourd'hui, comment avez-vous dormi, ce que votre corps accepte ce jour-là. On réveille ensuite la qualité du mouvement, la perception, les appuis. On libère en travaillant les qualités visées, sous une contrainte adaptée à la journée. On termine en intégrant : ce qu'on retient, ce qui se transfère, ce que vous emportez avec vous.

C'est pour cette raison que deux séances ne se ressemblent jamais tout à fait. La structure est constante, le contenu s'ajuste à ce que vous apportez ce jour-là.

Sur l'ensemble de l'accompagnement

Le même mouvement se rejoue à l'échelle du cycle, mais avec des proportions différentes. Les premières semaines donnent une part importante à Sécuriser et Réveiller. À mesure que les fondations tiennent, Libérer prend de la place. Intégrer, présent dès le premier jour, devient central à la fin.

Et l'on revient en arrière quand c'est nécessaire : une période de surcharge au travail, une douleur qui réapparaît, une compétition qui approche. On resécurise, puis on repart. Ce n'est pas un échec du processus, c'est le processus.

Ce qui reste fixe

Une seule chose ne change jamais : l'ordre de priorité. On ne construit pas au-dessus d'un étage instable, ni dans une séance, ni dans un cycle.

Dans chaque séance

SécuriserRéveillerLibérerIntégrer

Dans le temps

Sécuriser
Réveiller
Libérer
Intégrer
MOIS 1MOIS 2MOIS 3MOIS 4‑6AU‑DELÀ
Premier cycle Poursuite ou autonomie

Trois mois installent une progression. Au-delà, le travail se déplace vers l'autonomie, ou vers un nouvel objectif. Sécuriser ne disparaît jamais tout à fait : on y revient à chaque période chargée, chaque douleur qui réapparaît, chaque échéance qui approche.

Pourquoi une séance isolée a peu d'intérêt

Vous pouvez très bien passer une heure agréable et utile. Mais ce qui change réellement les choses, c'est la répétition de ce cycle, semaine après semaine, avec des proportions qui se déplacent à mesure que votre corps en redevient capable.

Comment elle s'adapte à vous

Une personne épuisée par son travail et un sportif en retour de blessure ne passent pas le même temps à la même étape.

La première passera peut-être six semaines sur Sécuriser et Réveiller, parce que c'est exactement là que se trouve son problème, et découvrira que beaucoup de choses redeviennent possibles sans avoir jamais soulevé de charge lourde.

Le second traversera Sécuriser en deux séances, mais y reviendra à chaque pic d'appréhension, et passera l'essentiel de son cycle sur Libérer et Intégrer.

C'est le bilan qui détermine ce point de départ.

Ce que vous pouvez attendre du processus

Les premières semaines servent à comprendre comment vous fonctionnez et à installer des repères. C'est souvent la période où l'on ressent les changements les plus rapides, et ils sont rarement là où on les attendait.

Le premier mois et demi est celui où les choses se construisent, avec des hauts et des bas. Une semaine difficile ne remet rien en cause, elle fait partie du processus.

La fin du cycle est consacrée au transfert : ce que vous savez faire, dans quelles conditions, et comment continuer sans moi.

Ce que vous n'aurez jamais : une progression linéaire, un résultat garanti, ou la promesse que trois mois suffisent. Certains objectifs demandent bien davantage.

Ce que Movere n'est pas

Ce n'est pas un traitement médical, ni une rééducation, ni une psychothérapie. Je n'établis aucun diagnostic, je ne traite aucune pathologie et je ne remplace ni votre médecin, ni votre kinésithérapeute, ni votre psychologue.

Ce n'est pas non plus une méthode universelle. Elle ne convient pas à tout le monde, et il existe des situations dans lesquelles autre chose vous sera plus utile. Je vous le dirai.

Ce n'est pas une promesse de résultat. Je m'engage sur une méthode, une régularité et une attention à votre situation, pas sur une issue.

Comment commencer

Tout commence par un bilan. Une heure quinze pour comprendre votre situation et déterminer où vous vous situez dans les quatre étapes.

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